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Snorkeling : apprendre et réussir ses photos de cétacés, requins baleines et raies mantas + tuto lightroom

La rencontre avec ces animaux est toujours magique.

On a tous envie de capturer un souvenir au travers d’une belle photo ; ou tout simplement faire LA photo, THE photo d’une telle rencontre.

Les chances d’en croiser au hasard d’une plongée bouteille sont rares. L’essentiel des photos que l’on voit sur internet sont des rencontres provoquées par l’homme.

Que peut-on faire pour réussir à capturer une belle attitude de ces animaux et à quel prix ?

Comment faire pour que cette photo soit bien exposée, bien nette et pas entièrement bleue sans contraste et/ou avec un aspect délavé ?

Que doit-on faire pour réaliser une bonne photo ? 

C’est ce que je vais tenter de vous expliquer au travers de cet article.

gabriel barathieu-photo snorkeling baleine

Gabriel Barathieu en pleine action – Photo : Yann Oulia

Une bonne photo commence avant tout par le respect des animaux : l’approche !

Une bonne photo, c’est avant tout une image qui a été prise dans le respect des animaux.

Ce n’est pas forcement visible quand on regarde l’image, mais c’est le principal critère pour réaliser ce que j’appelle une « bonne photo animalière ». Et cela commence dès l’approche !!!

On voit trop souvent des animaux se faire poursuivre voire même harcelés par une horde de bateaux et / ou de personnes à l’eau.

Ce comportement est absolument à éviter.

« Une approche respectueuse, douce et lente augmentera de manière significative vos chances de réaliser de bonnes photos. N’oubliez pas que nous sommes dans leur milieu, nous sommes des invités et nous devons nous comporter en tant que tels. »

Snorkeling-gabriel barathieu-dauphin

Un dauphin nageant autour des plongeurs dans le lagon de Mayotte.

Suivant les pays et les endroits, il existe des chartes d’approches des cétacés. Quand elles ne sont pas interdites, les mises à l’eau peuvent être possible sous certaines conditions.

N’essayez pas d’aller trop vite : un dauphin au repos nage 3 fois plus vite que vous.  En effet, vous aurez seulement des photos d’animaux fuyant en vue de derrière. Bref, une photo sans grand intérêt.

Snorkeling-gabriel barathieu-dauphin mayotte

Une photo prise en mi air mi eau avec un groupe de grand dauphin de l’indo pacifique (Turciops Aduncus)

L’éthique au service de la photo, et inversement

Outre l’éthique évidente que nous impose une approche respectueuse des animaux, cette dernière vous permettra de vous faire accepter par le groupe de dauphins, par la baleine et son baleineau, bref, par n’importe quel sujet …

Une fois cette acceptation faite, vous pourrez aller à leur rencontre et photographier des comportements naturels.

Si vous n’êtes plus considéré comme un danger potentiel par les animaux, vous attiserez certainement leur curiosité. C’est à ce moment-là qu’ils viendront à votre rencontre, comme pour les photos suivantes :

Snorkeling-gabriel barathieu-baleine- ile de la reunion

Un baleineau curieux me suit avec sa mère pendant un long moment……étrange sensation que de se faire suivre par des animaux aussi gigantesques.

 

Snorkeling-gabriel barathieu-baleine à bosse- ile de la reunion

Une baleine à bosse me faisant face.

 

Snorkeling-gabriel barathieu-requin-nosy be-madagascar

Un requin baleine nageant paisiblement dans les eaux de Nosy be.

 

Snorkeling-gabriel barathieu-raie manta-mayotte

Une raie Manta qui me passe à quelques centimètres de moi.

 

Snorkeling-gabriel barathieu-dauphin-mayotte

Un groupe de dauphins Tursiops Aduncus curieux de voir l’étrange créature qui vient à leur rencontre.

 

C’est à ce moment-là que vous pourrez prendre de bonnes photos. Avec des animaux sereins, paisibles et parfois curieux. Des photos d’animaux de face qui viennent à votre rencontre.

« Pensez toujours que vous êtes face à des animaux libres et sauvages, vous êtes dans leur milieu naturel et non le vôtre … . Vous devez les respecter et agir avec toute l’humilité qu’il se doit. »

A ce moment-là, prenez un moment, mettez un instant votre appareil de côté et regardez-les dans les yeux. Ne dit-on pas que les yeux sont le reflet de l’âme ?

Snorkeling-gabriel barathieu-baleineau- ile de la reunion-2

Un baleineau curieux s’approche à moins d’un mètre de moi pour mieux m’observer.

Snorkeling-gabriel barathieu-baleineau- ile de la reunion-2

Une autre photo de ce baleineau m’observant attentivement.

Le mode Priorité ouverture (AV ou A), votre meilleure arme !

snorkeling-mode priorité ouverture

Pourquoi le mode AV ?

Avant tout, qu’est-ce que le mode priorité ouverture de votre appareil photo ?

C’est un mode semi-automatique ou semi-assisté si vous préférez.

Comme son nom l’indique, l’appareil photo donne la priorité à l’ouverture. Cela veut dire que vous choisissez l’ouverture et l’exposition que vous souhaitez, puis que l’appareil ajustera de lui-même les autres valeurs en fonction de la luminosité de la scène.

Par exemple, je veux une ouverture qui me permet d’avoir une grande profondeur de champ, je choisis donc une valeur de f10.

A partir de cette ouverture choisie, j’indique à l’appareil l’exposition souhaitée :

  • 2 IL
  • -1 IL 
  • 0
  • +1 IL 
  • + 2 IL
  • etc … .

Une fois cette exposition déterminée, l’appareil ajustera la vitesse d’obturation et / ou la sensibilité (ISO) pour obtenir l’exposition demandée.

C’est donc le posemètre de votre appareil photo qui va calculer (pratiquement instantanément) la vitesse qu’il convient d’utiliser.

« Le gain de temps est considérable notamment pour les scènes d’actions où les secondes sont comptées »

Lors d’une mise à l’eau avec les cétacés, vous devez gérer plusieurs paramètres en simultané :

  • l’approche
  • le palmage
  • le placement par rapport aux animaux, au(x) bateau(x), aux autres plongeurs etc ….

 

Beaucoup de choses à gérer

Les réglages de votre appareil photo s’ajoutent à tout cela.

Il y a donc beaucoup d’actions qui se déroulent en simultané, sans parler des animaux qui peuvent se mouvoir rapidement.

Dans le feu de l’action, il est donc difficile de gérer tous les réglages de la prise de vue. Ouverture, vitesse, sensibilité doivent être ajustées pour chaque prise de vue. C’est complètement impossible.

Exemple : Vous êtes avec un groupe de dauphins plutôt joueurs et vous faites une apnée à 6m de profondeur.

Un dauphin passe au-dessus de vous : la photo que vous allez prendre est donc en contre-jour, avec beaucoup de lumière.

Deux secondes plus tard, ce même dauphin fait une pirouette et passe en-dessous de vous. A cet instant, la photo que vous allez prendre est sur fond bleu avec beaucoup moins de lumière que la précédente.

« On en conclut que les deux photos prises à seulement 2 secondes d’intervalle n’ont pas du tout les mêmes expositions. »

Etes-vous capable d’ajuster ces réglages en mode manuel dans se laps de temps ? Cela semble compliqué !!!

En utilisant ce mode semi-assisté, vous ne vous soucierez plus de l’exposition de votre photo.

Toute votre attention se portera sur la scène à photographier, votre environnement (qui peut être plus ou moins dangereux) le cadrage, la composition etc. … .

Comment utiliser le mode AV

Ok, on a vu les avantages que nous procure le mode priorité ouverture.

Cependant, quelques réglages sont nécessaires pour parfaitement maîtriser ce mode.

En effet, il va falloir indiquer quelle valeur de sensibilité, d’ouverture et d’exposition pour avoir une photo nette et exposée comme on le souhaite, et tout ceci dans presque toutes les conditions possibles.

Bien sûr, je vais vous expliquer les raisons qui m’ont fait choisir ces réglages, que j’utilise depuis plusieurs années maintenant.

L’ouverture :

Une ouverture moyenne, comprise entre f9 et f11 pour les appareils reflex, est requise pour ce genre de photo.

« Cette ouverture moyenne permettra une bonne profondeur de champ même si la mise au point est proche, ainsi qu’un meilleur piqué. »

Outre ces deux notions, une ouverture moyenne forcera l’appareil à ne pas trop descendre en vitesse, ce qui nous amènerait du flou de bougé (généré par vous et/ou le sujet).

Attention, pour bien figer une scène sans flashs, évitez de descendre en dessous d’1/100 de seconde. Pour ne pas descendre en-dessous de cette vitesse d’obturation, nous allons voir la prochaine valeur à indiquer : la sensibilité.

 

La sensibilité

Comme je l’ai dit précédemment, le mode AV peut engendrer une vitesse trop basse.

Le but est donc de régler la sensibilité de manière à ce que la vitesse soit au-dessus de 1/100.

Cette sensibilité dépend de la lumière ambiante. Une valeur de 200 iso peut être utilisée si la lumière est abondante, comme le matin par exemple, quand le soleil tape bien fort, ou encore sur un fond de sable clair.

En revanche, si l’action se passe au crépuscule, il n’est pas rare de monter à une valeur de 800 iso. avec une lumière basse et / ou un fond sombre.

La valeur moyenne « passe partout » est souvent de 400 iso. C’est d’ailleurs la valeur que j’utilise par défaut.

Toutefois, pour savoir quelle valeur utiliser, pointez l’appareil vers la zone la plus sombre, c’est à dire vers le fond, et regardez la vitesse qu’indique le boitier.

Il vous suffira ensuite d’ajuster la sensibilité pour que celle-ci soit légèrement supérieure à 1/100.

 

L’exposition

La troisième valeur à déterminer est l’exposition que vous voulez donner à votre photo.

Je choisis volontairement de sous-exposer mes photos.

  • parfois à -2IL quand il y a beaucoup de lumière
  • parfois à -1IL quand le ciel est bien couvert par exemple.

Pourquoi sous-exposer me direz-vous ?

Rappelez-vous l’article sur le format RAW.

« En maîtrisant le potentiel de ce format, vous ne photographierez plus pour avoir une « bonne » expo sur le retour écran de votre appareil, mais vous photographierez en tenant compte des possibilités qu’offrent ce format. »

C’est exactement ce que je fais en sous-exposant de la sorte.

Le but premier de cette sous-exposition est d’éviter de cramer les zones blanches de la photo comme l’écume ou le ventre blanc d’une baleine à bosse par exemple.

Cette technique rencontre toutefois des limites en contre-jour avec le soleil dans le cadre.

Elle a cependant le mérite de densifier et d’approfondir les bleus.

Ces réglages imposent néanmoins, la plupart du temps, d’éclaircir les tons sombres de la photo en post-production.

Il est donc primordial de bien connaître les possibilités de son appareil (ou plutôt de son capteur) afin de ne pas franchir les limites pour qu’il n’y ait pas trop de bruit en post-production.

Pour cela, les appareils de dernières générations comme les Canon 5dsR, Canon 5d Mark4, Nikon d850, Sony A7R2 nous offrent d’excellentes possibilités.

J’avais quand même de très bon résultats, à l’époque, avec mon vieux Canon 5D Mark 2.

 

Mise au point, cadrage et composition.

Le fait d’utiliser un mode semi-automatique nous libère l’esprit et nous confère plus de temps.

Mais comment exploiter ces précieuses secondes qui s’offrent à vous ?

C’est simple : elles serviront à améliorer votre placement vis à vis du sujet, et vous donneront un net avantage pour le cadrage et la composition de votre photo.

« Ce sera votre seule préoccupation dans l’eau. »

Quelle méthode de mise au point choisir ?

Voici un autre point très important pour réussir vos photos.

La mise au point sera bien sûr en mode automatique.

Mais quel mode choisir de mise au point choisir, quels collimateurs activer ? Tous, un seul ? 

Si vous sélectionnez un mode qui n’est pas approprié, l’appareil photo risque fort de « mouliner » pour faire la mise au point et vous perdrez l’avantage de temps du mode semi-automatique.

Vous risquez aussi, malgré vous, que votre appareil photo fasse la mise au point sur une autre zone de la scène, comme par exemple l’écume qui se trouve en surface. Dans ce cas-là, vous risqueriez d’avoir votre sujet flou.

 

L’hyperfocale

Pour pallier à ce problème, certains photographes utilisent la technique de l’hyperfocale.

Je ne suis pas franchement convaincu par cette technique car je trouve qu’il y a une perte de piqué par rapport à une mise au point faite sur le sujet.

De plus, avec l’hyperfocale, vous ne pouvez plus zoomer / des-zoomer pour ceux qui ont un objectif à focale variable comme par exemple un 16-35 (qui pour moi est la focale idéale sur un appareil plein format pour ce genre de photo).

Alors comment éviter ces désagréments et s’assurer d’avoir une bonne mise au point ?

Personnellement, j’utilise le collimateur central pour ce genre de photographie.

Je fais la mise au point en appuyant sur le déclencheur à mi-course, puis recadre comme je le souhaite juste avant de prendre la photo.

« C’est selon moi la meilleure méthode pour être certain de sa mise au point. »

Je n’ai jamais eu de surprise avec cette technique. En outre, si vous sélectionnez l’ensemble des collimateurs, la mise au point a de fortes chances de se faire au mauvais endroit.

Pour les appareils compacts, la mise au point est lente et fastidieuse. Hélas, il n’y a pas de solutionss miracles si ce n’est l’anticipation.

 

La composition

Parlons maintenant de la composition de votre photo.

Cette notion doit être bien présente dans votre esprit au moment de la prise de vue.

Vous devrez ainsi :

  • placer le sujet dans le cadre de manière à toujours le mettre en valeur
  • éviter de le coller aux extrémités du cadre, sans pour autant le centrer.
  • ne pas « perdre » l’animal dans le bleu (c’est la raison pour laquelle il faut -dans la mesure du possible- essayer d’être assez proche du sujet).

De manière générale, évitez d’avoir des zones mortes ou négatives.

Ces zones sont les endroits de la photo où il n’y a rien à part du bleu. Sans sujet ni texture, elles ne doivent pas dépasser, selon moi, 1/3 de la superficie de la photo (bien sur ce ne sont que des recommandations, en photographie, il n’y a pas de règles absolues).

Composition photo snorkeling

Pour éviter ces zones négatives, vous pouvez vous aider de la surface de l’eau et de l’éventuel reflet des sujets sur celle-ci.

Aussi, la texture de la surface apportera de la matière à votre photo, comme pour les exemples suivants :

Composition photo snorkeling-baleine a bosses

Tuto traitement d’une photo

Maintenant que vous avez toutes les cartes en mains pour réaliser de bonnes prises de vues sous-marines de cétacés en apnée et proche de la surface, je vais vous expliquer à travers ce petit tuto comment je traite ce genre de photos pour tirer le meilleur des rendus possibles.

Pour cela je vous mets à disposition le fichier RAW pour que vous puissiez effectuer les mêmes opérations.

Cliquez ici pour le télécharger

Cette photo a été prise en Septembre 2013 non loin des cotes Réunionnaises, au large de la baie de Saint Paul.

Un baleineau très curieux suivi de sa mère m’ont suivi pendant de longues minutes. Voici pour le contexte de cette photo.

Maintenant, avec Lightroom, je vais vous expliquer comment traiter ce genre de photo pour enlever ce voile bleu qui se trouve sur le fichier RAW, et tenter de s’approcher le plus possible des vraies couleurs en corrigeant la balance des blancs. Je vais aussi vous montrer comment redonner du contraste et du « peps » à la photo comme sur cet Avant / Apres ci-dessous :

snorkeling-tuto lightroom

Correction de la balance des blancs :

La toute première opération à effectuer consiste à corriger la balance des blancs.

Vous l’aurez remarqué, la photo RAW est pourvue d’un voile bleu, qui correspond à l’épaisseur d’eau se trouvant entre votre appareil photo et le sujet.

« Plus vous êtes loin du sujet, plus celui-ci sera bleu. C’est la raison pour laquelle il faut être le plus proche possible du sujet. »

2-snorkeling-Plongeur-sujet-copie

Au-delà de 10 m de distance, il est pratiquement impossible de rattraper correctement la colorimétrie de la photo.

Il va donc falloir corriger la colorimétrie de la photo avec l’outil « Sélecteur de la balance des blanc » dans l’onglet Réglages de base :

snorkeling-tuto lightroom-colorimétrie de la photo avec l’outil « Sélecteur de la balance des blanc

Une fois cet outil sélectionné, on remarque que le curseur de la souris se transforme en pipette.

Le but de cet outil est d’indiquer au logiciel quel est le point blanc de référence afin qu’il puisse ensuite ajuster la balance des blancs.

Il est donc primordial de bien choisir ce point.

Pour cette photo, je choisi une zone blanche qui se trouve sur la nageoire pectorale droite du baleineau :

snorkeling-tuto lightroom-colorimétrie de la photo avec l’outil « Sélecteur de la balance des blanc

Voici le rendu que nous obtenons une fois la balance des blancs effectuée avec ce point :

snorkeling-tuto lightroom-colorimétrie de la photo avec l’outil « Sélecteur de la balance des blanc

Le voile bleu a disparu mais, en revanche, on constate une teinte magenta apparue sur les zones les plus proches et les plus claires de la photo.

Aussi, nous pouvons remarquer que la Température et la Teinte ont changé. Normal : la balance des blancs se corrige avec ces deux valeurs.

« Avant d’aller plus loin, je vais vous expliquer pourquoi ces teintes magenta ou rouge apparaissent suivant l’endroit où vous réalisez la balance des blancs. »

Rappelez-vous, les teintes rouges disparaissent à 5 m de profondeur  (cf article sur les flashs sous marins).

Ce qui est valable verticalement l’est aussi horizontalement.

Le fait de faire la balance des blancs plus ou moins loin aura pour effet de contrebalancer les teintes bleues de la colonne d’eau qui se trouve entre le sujet et l’appareil en apportant plus ou moins de rouge.

Exemple :

Si je fais la balance des blancs à l’arrière du sujet, sur les bulles derrière sa caudale par exemple, le rendu sera le suivant :

snorkeling-tuto lightroom-colorimétrie de la photo avec l’outil « Sélecteur de la balance des blanc

Vous voyez que les bulles sont blanches mais que le baleineau et les reflets sur la surface ont une teinte rougeâtre.

 

Voici deux schémas qui expliquent ces deux différents rendus :

Sur ce schéma, on voit que la zone rouge se trouve devant le photographe et sur le sujet.

snorkeling-tuto lightroom-colorimétrie de la photo avec l’outil « Sélecteur de la balance des blanc

Sur ce schéma on voit que la zone rouge se situe derrière le photographe.

snorkeling-tuto lightroom-colorimétrie de la photo avec l’outil « Sélecteur de la balance des blanc

En résumé, une bonne balance des blancs est primordiale pour obtenir un bon rendu. L’endroit où elle doit être fait conditionnera la colorimétrie globale de votre photo.

Revenons à notre traitement

La balance des blancs faites précédemment avec la pipette n’est pas correcte : la zone claire ayant une teinte magenta me gêne beaucoup. Je vais donc corriger manuellement cette teinte avec le curseur Teinte et Température.

snorkeling-tuto lightroom-colorimétrie de la photo avec l’outil « Sélecteur de la balance des blanc

On remarque qu’il persiste encore une teinte magenta sur les reflets en surface.

Nous allons la supprimer avec les curseurs Teinte,Saturation et Luminance dans l’onglet TLS/Couleur/NB. les couleurs que nous souhaitons supprimer sont le rouge et le magenta.

snorkeling-tuto lightroom-saturation

Voici le rendu que l’on obtient en jouant avec les curseurs comme ci-dessus :

snorkeling-tuto lightroom-saturation

La prochaine étape consiste à redresser l’horizon qui penche vers la droite :

snorkeling-tuto lightroom

Ainsi, la surface de l’eau est droite et les proportions 1/3 de reflet 2/3 de sujet apportent une meilleure composition à la photo.

 

Travail des contrastes

La prochaine étape du traitement consiste à travailler sur les contrastes comme nous l’avons vu dans les précédents tutos :

snorkeling-tuto lightroom-contraste

Dans l’onglet TSL/Couleur/NB, je vais supprimer les teintes Bleu/vert qui se trouve sur les bulles à l’arrière de la caudale du baleineau comme ceci :

snorkeling-tuto lightroom-contrasteOn continue avec la correction d’objectif :

snorkeling-tuto lightroom-correction objectif

« Chose très importante en traitement photographique : il faut attirer l’œil vers le sujet. Pour cela, on peut ajouter du vignetage. Un vignetage bien réalisé n’est pas perceptible et doit rester naturel »

snorkeling-tuto lightroom-saturation

La dernière étape de ce traitement va consister à donner un peu de peps à la photo, notamment en travaillant avec les filtres gradués sur la surface.

On sélectionne l’outil qui se trouve juste en-dessous de l’histogramme :

snorkeling-tuto lightroom-filtres gradués

Et on détermine la zone où le filtre doit agir :

snorkeling-tuto lightroom-correction objectif

Jouons maintenant sur les différents curseurs pour ramener un peu de lumière dans la zone claire pour faire ressortir la texture de la surface comme ci-dessous :

snorkeling-tuto lightroom-correction objectif

Ensuite, faisons de même pour le bas de la photo, avec une nuance comparée au filtre de la surface.

En effet,le filtre du bas doit accentuer l’aspect sombre du bleu (sans pour autant tout assombrir) alors que celui de la surface doit avoir tendance à éclaircir.

« Logique, plus on descend, moins il y a de lumière. »

On sélectionne avec la zone où le filtre sera actif :

snorkeling-tuto lightroom

Il ne nous reste plus qu’à densifier les zones sombres :

snorkeling-tuto lightroom

Le traitement sous Lightroom est maintenant terminé. Nous pouvons constater le travail effectué avec ces comparaisons avec le fichier RAW :

snorkeling-tuto lightroom-comparaison

snorkeling-tuto lightroom-comparaison

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